Editoriaux

« Nous vous invitons à utiliser l’emploi inapproprié du terme ‘‘apartheid’’ comme une occasion de vous joindre à l’Australie, au Canada et aux États-Unis pour boycotter la parodie de ‘‘Durban 4’’. »

Paris, le 24 mai 2021

Monsieur le Président,

Le Centre Simon Wiesenthal est choqué par le langage peu diplomatique et offensant de votre ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui a utilisé le terme d’apartheid en référence à l’État d’Israël.

Depuis la référence aux Juifs en tant que « peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur » du général de Gaulle en juin 1967 à l’occasion de la guerre des Six-Jours, aucun dirigeant politique français n’a fait de déclaration aussi préjudiciable à la communauté juive.

Éditorial de Shimon Samuels publié en anglais dans The Times of Israel
le 16 mai 2021
https://blogs.timesofisrael.com/from-corona-lockdown-and-ambulances-to-sirens-rockets-and-shelters/

Le palier euphorique vaccinations-fin des masques – un indice de normalité – s'est muté en clameurs de sirènes et de guerre. L’équation, c’est le saut bipolaire effectué en 48 heures, de Yom HaZikaron (Jour du souvenir) à Yom Ha'atzmaut (Jour de l’indépendance), mais en sens inverse.

Mon unité de réserve de l’armée était le Corps d’éducation avancée du Bureau de formation de Tsahal. En temps de paix, nous tenions les troupes occupées avec des conférences non militaires. En temps de guerre – comme en 1978, lors de l’opération Litani (l’incursion au Sud-Liban déclenchée par les massacres de bus sur une route côtière par l’OLP) –, nous passions d’un bataillon à l’autre pendant une interruption des bombardements. Là, notre rôle, tels des psychologues ou des rabbins, consistait à aider les soldats à décompresser, pour remonter le moral des troupes.

Éditorial de Shimon Samuels publié en anglais dans The Times of Israel
le 29 avril 2021
https://blogs.timesofisrael.com/is-spain-a-champion-of-the-zionism-apartheid-campaign-of-durban-iv/

En tant que seul membre de confession juive à avoir été élu au Comité directeur international (CDI) de la Conférence mondiale contre le racisme des Nations unies en 2001, j’ai assisté à plusieurs réunions préparatoires de la conférence de Durban. Ce comité recevait le soutien, au niveau des ONG, du COSATU (Congress of South African Trade Unions), le congrès des syndicats sud-africains. Or, ses représentants se sont obstinément focalisés sur « l’apartheid en Israël ».

Lors de ces réunions, on m’a souvent empêché de prendre la parole et, à mon arrivée à Durban, on m’a expulsé du CDI.

Éditorial de Shimon Samuels publié en anglais dans The Times of Israel
le 13 avril 2021

https://blogs.timesofisrael.com/extreme-left-far-right-and-european-jews/

En mai 2004, j’étais invité à Varsovie par le président polonais de l’époque, Aleksander Kwaśniewski, à m’exprimer avec sept autres conférenciers sur le thème « Les dangers d’adhérer à l’Union européenne ». Mon sujet était « L’antisémitisme » ; un imam du Congrès du monde islamique devait parler de « L’islamophobie ».

J’ai ressenti un extraordinaire enthousiasme à la pensée d’élargir l’UE vers une identité supranationale, reflétant en partie des chapitres de l’histoire juive.

Article de Marvin Hier et Abraham Cooper publié en anglais dans The Hill
le 7 avril 2021
https://thehill.com/opinion/civil-rights/546564-hitlers-1936-olympics-antics-are-a-lesson-for-helping-chinas-uyghurs

« La liberté n’est pas un don du ciel. Il faut se battre pour elle tous les jours », déclarait le rescapé autrichien de l’Holocauste Simon Wiesenthal. Il le savait par sa propre expérience. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les nazis avaient assassiné quatre-vingt-neuf membres de sa famille. Le 5 mai 1945, Wiesenthal était trop faible pour accueillir les soldats américains qui étaient entrés dans le camp de concentration de Mauthausen, alors il a rampé depuis son baraquement et il s’est effondré dans les bras d’un GI. « Je ne pouvais pas détacher mes yeux du drapeau américain », a-t-il raconté. « Chaque étoile était, pour moi, un symbole de liberté, de toutes les bonnes choses qui nous avaient été enlevées. »