Paris, le 6 février 2021 

« Lorsque la Cour pénale internationale (CPI) a été créée par le statut de Rome en 1998, nous pensions que son rôle refléterait le travail de feu Simon Wiesenthal, pour poursuivre les criminels de guerre », déclarait Shimon Samuels, le directeur des Relations internationales du Centre Wiesenthal.

M. Samuels déplorait que, « malheureusement, la décision préliminaire de la CPI contre Israël montre que cet organisme apparenté aux Nations unies – encore un – est infecté de partis pris politiques et qu’il devient un instrument du déni palestinien face à la souveraineté juive ».

Le Centre indiquait que « les États-Unis et Israël n’ont jamais rejoint la CPI, prévoyant qu’ils seraient placés sur le banc des accusés... ce qui est devenu une réalité lorsque la Palestine a adhéré au statut de Rome en juin 2014 et a lancé une série de communications pour inciter la Cour à cibler Israël, malgré le statut palestinien de non-État, non souverain et aux frontières non définies ».

M. Samuels soulignait que « les États-Unis, en tant que partie non membre – tout comme Israël vis-à-vis de la ‘‘Palestine’’ – ont été poursuivis pour des crimes présumés en Afghanistan lors d’une session à laquelle le Centre Wiesenthal assistait en tant qu’amicus curiae1. »

6 Feb. 2021
Shimon Samuels avec Dov Jacobs, basé à La Haye, et l’avocat londonien Joshua Kern, conseiller
de la Reine. Ces deux experts de la CPI se sont prononcés contre la capacité de la CPI à exercer
sa compétence dans le cas d’États non parties.

Le Centre demandait que « des mesures conjointes soient prises dans le cas où une éventuelle enquête de la CPI donnerait lieu à des mandats d’arrêt pour placer en détention de hauts responsables israéliens ou américains alors qu’ils effectueraient un voyage à l’étranger ».

La Cour a déclaré que « les conséquences potentielles qui pourraient dériver de la présente décision ne sont pas du champ d’application du mandat de la Chambre ».

« Toutefois, la CPI doit être tenue pour responsable d’avoir encouragé les dirigeants et le peuple palestiniens à croire que des négociations de paix ne sont pas nécessaires, fait qui peut aussi entraîner une nouvelle flambée de violence terroriste », concluait Shimon Samuels.

(1) Dans le langage juridique américain, un amicus curiae est une personnalité ou un organisme, non directement lié aux protagonistes d'une affaire judiciaire, qui propose au tribunal de lui présenter des informations ou des opinions pouvant l'aider à trancher l'affaire… (Wikipédia)

Voir https://wiesenthal-europe.com/fr/news-releases-2019/572-le-centre-wiesenthal-a-la-cour-penale-internationale-ins-la-cour-est-censee-complementer-et-non-pas-remplacer-les-systemes-nationaux-de-justice-penale-ins et https://wiesenthal-europe.com/fr/news-releases-menu/37-news-releases-2019/579-le-centre-wiesenthal-proteste-contre-l-intention-de-la-procureure-de-la-cour-penale-internationale-cpi-d-enqueter-sur-des-ins-crimes-commis-dans-les-territoires-palestiniens-occupes-ins

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« La haine est un boomerang, qui revient vers tout le monde et n’épargne personne, ni les faibles ni les puissants. »
Simon Wiesenthal, 1908-2005 (extrait de son ouvrage Justice n’est pas vengeance)