Paris, le 14 novembre 2022

« Certains groupes de défense des droits des animaux, actifs dans toute l’Europe, se soucient en particulier de l’abattage rituel. Ils se focalisent davantage sur l’interdiction de l’abattage casher plutôt que sur le hallal musulman », déclarait Shimon Samuels, le directeur des Relations internationales du Centre Wiesenthal.

Des groupes de défense des droits de l’enfant renchérissent en affirmant que la mutilation génitale masculine est médicalement inutile. Des chercheurs et ONG regroupés dans la Collaboration bruxelloise sur l’intégrité corporelle mènent campagne en ce sens.

Voir le lien (en anglais) vers la « National Secular Society » (Société nationale laïque) faisant référence au Comité consultatif de bioéthique de Belgique qui, en septembre 2017, s’est prononcé contre la « circoncision rituelle » :
https://www.secularism.org.uk/news/2017/09/belgian-federal-committee-rules-against-ritual-circumcision

14 November 2022

Une fois de plus, dans une avalanche mensuelle d’études sur les mutilations génitales féminines (MGF) et la circoncision islamique, vient également l’accusation contre la brith milah, la circoncision juive.

Le Centre Wiesenthal a suivi les aspects politiques de cette campagne :

- En 2010, la Société médicale royale néerlandaise a appelé les médecins à décourager les parents de faire circoncire leurs fils ;

- En 2014, le Comité consultatif de bioéthique de Belgique a décidé que l’intégrité physique de l’enfant prime sur le système de croyances de ses parents ;

- En 2016, dans un langage similaire, la question de la circoncision a été présentée aux quarante-sept États membres du Conseil de l’Europe (entretemps, la Russie a été expulsée en mars 2022) ; elle a été acceptée au Comité des Ministres, mais rejetée par l’Assemblée parlementaire ;

- En 2019, la Collaboration bruxelloise sur l’intégrité corporelle a demandé à la Commission britannique sur les organismes caritatifs de retirer la Initiation Society1 (juive) de sa liste. Enregistrée en tant qu’organisme de bienfaisance, cette société a pour objectif de garantir les normes médicales et religieuses les plus élevées, tout en initiant les enfants juifs à l’alliance avec Abraham et en formant les mohelim (les praticiens formés à la circoncision des bébés garçons dans le cadre de la cérémonie de la brith milah) ;

- En 2020, un documentaire de la BBC, « A Cut too Far? Male Circumcision » (« Une coupe de trop ? La circoncision mâle ») a présenté les communautés juive et musulmane, remettant en question l’acceptation de la circoncision infantile non thérapeutique.

La prochaine étape, selon les journaux mensuels que nous avons reçus de l’ONG américaine Attorneys for the Rights of the Child (ARC, « Avocats pour les droits des enfants »), sera une autre convention de la Collaboration de Bruxelles sur l’intégrité corporelle. Voici une de ses déclarations, pour le moins étrange, parue dans un article : « Dans le judaïsme, seuls les garçons sont autorisés à voir l’alliance divine, ce qui est, de prime abord, sexiste. » Parmi les articles, figure aussi l’affirmation selon laquelle « la circoncision masculine n’est jamais ‘‘juste une petite coupe’’... Il s’agit d’une intervention souvent traumatisante et généralement extrêmement douloureuse, même en milieu hospitalier ».

« Les attaques contre cette éthique fondamentale du judaïsme peuvent être interprétées comme une insulte au peuple juif », concluait Shimon Samuels.

(1) http://www.initiationsociety.net/

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Pour plus d’informations, contactez Shimon Samuels à csweurope@gmail.com
Veuillez nous laisser vos commentaires sur
https://twitter.com/wiesenthaleuro1

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