Paris, le 9 juillet 2022

Dans une lettre adressée à la nouvelle Première ministre, Élisabeth Borne, le directeur des Relations internationales du Centre Wiesenthal, Shimon Samuels, la félicitait pour sa nomination, au nom des quatre cent mille membres du Centre dans le monde.

M. Samuels lui faisait part de son indignation face à la banalisation de la Shoah qui lui était adressée par la chef de file des Insoumis à l’Assemblée nationale.

« Qualifier la Première ministre de ‘‘rescapée’’ était une allusion à feu son père, Joseph Bornstein. En 1940, celui-ci avait rejoint la Résistance ; il avait été capturé et déporté par les nazis et avait survécu à Auschwitz et à la marche de la mort », indiquait M. Samuels.

De nombreux députés ont rapproché ce langage de celui de Jean-Marie Le Pen lorsqu’il avait décrit la Shoah comme « un détail mineur dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ».

« Un tel langage pourrait inciter les antisémites et les néonazis de France et d’ailleurs », alertait M. Samuels.

« En décembre 2019, j’assistais à la séance de l’Assemblée nationale où j’ai pu applaudir l’adoption par les parlementaires de la définition de l’antisémitisme de l’IHRA (Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste). Le négationnisme faisait partie de cette définition. Ironie de l’histoire, il semble qu’il y ait encore des députés qui ne la connaissent pas. »

« Madame la Première ministre, le Centre Simon Wiesenthal vous souhaite un franc succès dans les défis qui vous attendent. Nous serions heureux de vous rencontrer au plus tôt », concluait Shimon Samuels.