« Les positions signalées sont-elles bien celles de la France ? Si ce n’est pas le cas, révoquez votre consul… Si ça l’est, nous protestons ! »

Paris, le 15 juillet 2020 

Dans une lettre adressée au ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le directeur des Relations internationales du Centre Wiesenthal, Shimon Samuels, lui exprimait « la profonde inquiétude qu’il a ressentie en découvrant une interview que le consul général de France a donnée à Ramallah, bien que ce dernier réside à Jérusalem. René Troccaz, lors d’un entretien avec le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine, Saeb Erekat, aurait fait des déclarations fort peu diplomatiques qui ont été révélées par la plateforme hautement respectée Palestinian Media Watch. Depuis, ces déclarations ont été publiées dans le quotidien palestinien Al Hayat Al Jadida ».

M. Samuels poursuivait sa lettre en ces termes : « Au cours de cet entretien, M. Troccaz aurait déclaré qu’il définit la position de son pays vis-à-vis du soutien qu’il apporte aux demandes politiques de l’Autorité palestinienne, telles que :
- la libération de tous les prisonniers palestiniens, dont des terroristes et des meurtriers de civils ;
- le droit de retour pour tous les ‘‘réfugiés palestiniens’’. »

Le Centre demandait au ministre des Affaires étrangères si les positions défendues par son consul général étaient bien celles de la France.

« Si ce n’est pas le cas, nous vous prions instamment de révoquer M. Troccaz pour abus de pouvoir… Si ça l’est, nous protestons contre une scandaleuse politique unilatérale », soutenait M. Samuels.

La lettre indiquait que, « le 1er juillet en France, des manifestations propalestiniennes ont dégénéré en slogans comme ‘‘De la rivière à la mer, la Palestine sera libre !’’ – un appel à rayer Israël de la carte ».

« Cette politique délirante que M. Troccaz semble cautionner n’apportera pas la paix, elle risque au contraire d’encourager de nouveaux actes terroristes sur le sol français », alertait le Centre.

« Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, nous attendons l’annonce, après enquête, d’excuses formulées par M. Troccaz à l’intention d’Israël et du peuple juif », concluait M. Samuels.