« Nous avons commis l’irréparable… Des femmes, des hommes et un enfant sont venus se réfugier chez nous… Nous ne les avons pas protégés alors que c’était notre responsabilité… Ils étaient venus chez nous en y cherchant refuge, pensant qu’ils avaient trouvé asile en pays neutre… L’admettre aujourd’hui, c’est reconnaître un fait. L’admettre aujourd’hui, en ce lieu et devant vous, c’est vous demander pardon. »

Jérusalem, le 24 janvier 2020

En marge du 5e Forum mondial de l’Holocauste, qui a réuni à Jérusalem des représentants de quarante-neuf États, le Centre Simon Wiesenthal et la principauté de Monaco se sont rencontrés pour discuter de coopération.

Le directeur des Relations internationales du Centre, Shimon Samuels, a rappelé la campagne menée par son organisation pour accéder aux archives monégasques sur l’Holocauste et les indemnisations dues aux rescapés et aux familles des victimes, déportés depuis Monaco.

Au cours de leur entretien, le ministre d’État monégasque, Serge Telle, s’est montré tout disposé à ouvrir au Centre l’accès aux documents qui l’intéressent, à savoir :
- les objets de valeur confisqués ;
- les comptes et coffres bancaires bloqués ;
- les objets d’art, collections de livres, instruments de musique, etc., spoliés ;
- les propriétés et biens vendus aux enchères ;
- les entreprises spoliées et aryanisées, à fin d’indemnisation…

24 Jan. 2020
Shimon Samuels avec Serge Telle.

Le ministre d’État a incité le Centre Wiesenthal à engager un chercheur professionnel pour commencer, si possible dès mars prochain, à examiner ces archives.

Le Centre a souligné que « ce projet permettra aux familles des victimes de fermer enfin cette douloureuse page de leur histoire personnelle, et à Monte Carlo d’honorer sa dette morale envers l’Histoire ».

Serge Telle a déclaré : « Nous avons commis l’irréparable… Des femmes, des hommes et un enfant sont venus se réfugier chez nous… Nous ne les avons pas protégés alors que c’était notre responsabilité… Ils étaient venus chez nous en y cherchant refuge, pensant qu’ils avaient trouvé asile en pays neutre… L’admettre aujourd’hui, c’est reconnaître un fait. L’admettre aujourd’hui, en ce lieu et devant vous, c’est vous demander pardon. »

Voir aussi le blog de Véronique Chemla :
http://www.veroniquechemla.info/2020/01/monaco-reaffirme-sa-volonte-de.html