« Amazon vend et promeut des ouvrages antisémites en français, en violation directe des lois françaises sur les discours haineux. »

Paris, le 5 janvier 2020

Dans une lettre adressée à la ministre française de la Justice, Nicole Belloubet, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, lui indiquait que le Centre « surveille chaque année les salons du livre de six pays arabes ainsi que la Foire du livre internationale de Francfort, afin d’y repérer l’antisémitisme et toute autre forme de haine, en violation du contrat qui lie les éditeurs à la Foire de Francfort. Les ouvrages contrevenants sont publiés en arabe, en farsi et en turc, mais aussi en anglais, espagnol, allemand et français ».

La lettre ajoutait que « certaines de nos conclusions figurent dans un article publié par l’Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (Middle East Media Research Institute, Memri). L’article, en anglais, s’intitule « Amazon Sells And Promotes Antisemitic Literature in French, In Direct Violation Of French Hate Speech Laws » (« Amazon vend et promeut des ouvrages antisémites en français, en violation directe des lois françaises sur les discours haineux »).
Voir : <https://www.memri.org/reports/amazon-sells-and-promotes-antisemitic-literature-french-direct-violation-french-hate-speech>

M. Samuels soulignait qu’« alors qu’il présentait ce danger à un comité du Parlement européen, le Premier ministre britannique de l’époque, David Cameron, annonçait une campagne de prévention afin que de tels ouvrages haineux ne fassent pas leur entrée dans les écoles du Royaume-Uni ».

Le Centre poursuivait en ces termes : « Madame la Ministre, nous n’en attendons pas moins de la France. J’ai effectivement été très impressionné, au cours d’un entretien que j’ai pu avoir avec vous, par votre détermination à combattre l’antisémitisme. C’est pourquoi nous vous prions instamment de prendre des mesures immédiates, en vertu du droit français, à l’encontre d’Amazon France. »

« Le Centre Simon Wiesenthal est reconnaissant envers Memri pour son rapport détaillé », concluait M. Samuels.