Communiqués de presse 2020

Lettre ouverte aux ministres français de l’Intérieur et de la Justice

Paris, le 18 octobre 2020

Messieurs les Ministres de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et de la Justice, Éric Dupont-Moretti,

Après le déclenchement de la seconde Intifada, en septembre 2000, et le pic de terrorisme dans le monde, le Centre Simon Wiesenthal avait parrainé une « Convention contre les attentats-suicides », rédigée par Alan Baker, alors conseiller juridique du ministère israélien des Affaires étrangères.

Cette convention pénalise les complices de la chaîne de la terreur, depuis ceux qui incitent jusqu’à ceux qui agissent, en passant par ceux qui recrutent, forment, arment, accordent refuge, financent et glorifient les auteurs de ces crimes.

« Si l’incendie de la cathédrale Notre-Dame avait été un incendie criminel, la population aurait-elle accepté que le pyromane ne soit accusé que d’avoir ‘‘causé des dégâts matériels’’ ? »

Paris, le 15 octobre 2020 

La semaine dernière, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, félicitait la maire de Paris, le ministre de l’Intérieur et les forces de police pour l’arrestation rapide de l’individu qui avait tagué des croix gammées sur les colonnes qui longent la rue de Rivoli.

Notre 1er prix des Pires délinquants 2020 est partagé par le Liban et la Syrie pour leurs titres obsessionnels compulsifs de théorie du complot antisémite dans leurs catalogues... Le 2e prix revient à l’Iran pour son incitation récidiviste.

Paris, le 13 octobre 2020 

Le Centre Simon Wiesenthal demeure, pour la 18e année consécutive, la seule organisation non gouvernementale à surveiller l’incitation à la haine et à la violence par les éditeurs exposant à la Foire du livre de Francfort, la Frankfurter Buchmesse (FBM), qui a gagné le surnom d’« Olympiades des salons du livre ».

Cette année, les 7 500 exposants réguliers venus de 105 pays et les 300 000 visiteurs seront absents en raison de la pandémie. Néanmoins, grâce à Zoom et à la haute technologie virtuelle, les éditeurs pourront présenter leurs ouvrages, dont hélas ceux qui soutiennent les voix de la haine.

Paris, le 12 octobre 2020 

Le directeur des Relations internationales du Centre Wiesenthal, Shimon Samuels, a salué l’arrestation rapide du suspect qui a tagué une vingtaine de croix gammées rouges rue de Rivoli à Paris, face au musée du Louvre, au cours du week-end dernier.

« Sous l’Occupation, pendant la Seconde Guerre mondiale, des drapeaux nazis à la croix gammée sur fond rouge flottaient sur toute la longueur de la rue de Rivoli. Le quartier général du gouverneur militaire de Paris (Gauleiter) se trouvait dans cette rue, à l’hôtel Meurice... Voir ressurgir ces croix gammées m’a glacé le sang », s’indignait M. Samuels.

Le suspect mis en garde à vue serait âgé de 31 ans et originaire de Géorgie.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a déclaré : « Empêcher ces actes intolérables fait partie de notre mission... Les équipes de nettoyage interviendront rapidement pour effacer toute trace de ces messages. »

Le Centre approuve en outre le tweet du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin : « Merci aux policiers pour la réactivité : l’auteur présumé a été interpellé. »

« Aujourd’hui, il ne nous reste plus qu’à attendre que la justice cesse de cautionner de tels comportements – comme cela a souvent été le cas dans de récentes affaires – au motif d’irresponsabilité pour troubles psychiques ou d’intoxication aux stupéfiants ou à l’alcool », concluait Shimon Samuels.

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Si vous êtes témoin ou victime d’antisémitisme ou de toute forme de discrimination dans les réseaux sociaux, veuillez nous contacter.

« Il n’y a pas de liberté sans justice. » (Simon Wiesenthal, 1908-2005)

Paris, le 3 octobre 2020

Le directeur des Relations internationales du Centre Wiesenthal, Shimon Samuels, apprécie les nombreux messages de solidarité adressés aux Juifs de France après le saccage à caractère antisémite, vendredi soir, du restaurant de hamburgers casher Mac Queen, dans le 19e arrondissement de Paris, un quartier surnommé « la Petite Jérusalem ».

« Les messages du maire de l’arrondissement, de la maire de Paris, du ministre de l’Intérieur et du Premier ministre étaient les bienvenus, mais il est peu probable qu'ils puissent rassurer pleinement les Juifs de France », affirmait M. Samuels.

Les graffitis étaient on ne peut plus explicites : « Les Juifs, dehors ! », des croix gammées et des sigles SS côtoyant « Hitler avait raison », « Sales Juifs, pédés, voleurs » et « Free Palestine », représentant un mélange de slogans d’extrême droite et djihadistes, une alliance qui met tout ce qui est juif dans la ligne de mire.