Paris, le 14 août 2021

« Depuis la mort de Simone Veil, survivante de l’Holocauste et éminente femme politique française, plusieurs monuments commémoratifs à sa mémoire ont été vandalisés à travers le pays. Le dernier en date, dans une petite ville de Bretagne, soulève des questions car le monument en pierre aurait été souillé trois fois dans le courant de la semaine dernière. À chaque fois, des croix gammées et autres symboles antisémites ont été ajoutés », déclarait Shimon Samuels, le directeur des Relations internationales du Centre.

« Il est incroyable que les autorités n’aient réagi publiquement qu’à la troisième récidive », ajoutait-il.

Le Centre indiquait que « la cible visée, Simone Veil, était une proche de Simon Wiesenthal et de notre Centre... En 1989, Mme Veil nous avait remis la prestigieuse médaille du Parlement européen, à l’occasion de notre présentation devant cette assemblée de chapitres du film emblématique Shoah de Claude Lanzmann.

« Survivante d’Auschwitz-Birkenau et de Bergen-Belsen, elle était devenue présidente du Parlement européen et, plus tard, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah à Paris. Elle avait occupé plusieurs postes politiques, en se concentrant en particulier sur les droits des femmes.

« Il est évident que les auteurs des faits, en choisissant des monuments à sa mémoire pour les profaner, étaient pleinement conscients de l’impact qu’ils produiraient. Ce dernier outrage devrait être facilement résolu par l’arrestation de ses auteurs, inévitable dans une petite ville...

« Le Centre a souvent suggéré que des caméras de vidéosurveillance soient installées dans les cimetières et autour des monuments, ainsi que des systèmes d’alarme. Les lâches vandales antisémites s’enfuiraient s’ils étaient détectés. »

« Nous partageons la douleur de la famille Veil, et particulièrement de son fils, Pierre-François Veil, président de Yad Vashem France et ami de notre Centre », concluait Shimon Samuels.

* * *

« Ma cause était la justice, non la vengeance. Mon travail est pour un lendemain meilleur et un avenir plus sûr pour nos enfants et nos petits-enfants. » (Simon Wiesenthal, 1908-2005)